Georges-Émile Lebacq, 1876-1950, Belge

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Entrée de la propriété près de Cougnac (1945)

Peintre impressionniste et poète né à Jemappes, en Belgique, Georges-Émile Lebacq a également travaillé à l’aquarelle et aux pastels, et s’est exprimé à travers des portraits, des paysages et des natures mortes.

 

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La Maison bombardée (1917)

Contemporain du poète Émile Verhaeren, il s’est associé à lui, au début de sa carrière artistique, en 1896, pour publier de la poésie dans « Le Coq Rouge », une revue symboliste créée par Georges Eekhoud. Âgé de 19 ans, il réalisait alors des portraits, et profitait de ses connections dans le monde artistique pour rencontrer James Ensor ou Maurice Maeterlinck. Il a également fondé la revue « Le Thyrse », et a publié deux recueils de poèmes : « Nuits Subversives » (1897) et « Irrésolvables » (1899), une série de nouvelles poétiques.

 

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Melle H. Lebacq (1926)

Tournant le dos à l’écriture, il a commencé à se consacrer entièrement à la peinture dès 1907. Avide de découvertes, Lebacq a vécu à Cagnes-sur-Mer, puis dans le Valois et le Quercy, et a également fait le tour de l’Europe, avant de partir en Algérie et au Moyen-Orient, trouvant son inspiration dans différentes luminosités. « Mon maître a été mon vagabondage, » disait-il. Établi pour un temps dans le Sud de la France, il s’est lié d’amitié avec le peintre cannois Louis Pastour, et a séjourné non loin du domaine racheté par Renoir.

 

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Soir à Chamant (Oise) (1928)

Tout d’abord autodidacte et participant à ses premières expositions en tant qu’artiste officiel alors qu’il était engagé durant la Première Guerre mondiale (comme celle des Peintres du front belge en 1917), il s’inscrit, en 1920, à l’Académie Julian et a ensuite passé la majeure partie de sa carrière en France. Un de ses carnets datant de la guerre, contenant 93 croquis, fut dérobé par les Allemands dans le saccage de son atelier, avant d’être retrouvé en 2009.

Installé dans le Quercy après la Seconde Guerre mondiale, Lebacq devint le peintre officiel de la région. Il a notamment peint une rue de Gourdon et la décoration de la basilique de Rocamadour. Il travaillait alors beaucoup au fusain ou au pastel. Puis, en 1927, c’est la consécration, avec le prix du Salon des Artistes Français, remporté pour Abandon.

Si ses portraits liminaires sont résolument classiques, ses toiles tardives appartiennent à la mouvance impressionniste, comme Lumière d’été à Cagnes-sur-Mer (vers 1918) ou Le Repos en terrasse. Le délicat jeu de lumières et de couleurs a poussé la critique à qualifier sa peinture « d’harmonie douce ». Plus tard, il reviendra vers un postimpressionnisme d’une facture classique. Entrée de la propriété près de Cougnac (1945), par exemple, montre un chemin de terre qui serpente à travers une forêt calme qu’éclairent des éclats de lumière trouant les feuillages.

Même s’il a passé la majeure partie de sa vie en France, Lebacq revenait souvent en Flandres pour peindre et fut enterré, à sa mort, en 1950, dans le cimetière de Wenduin